Découvrez les oeuvres qui seront soumises au vote
Le projet Embellir et rendre visible l'extension sports et détente du jardin botanique est un des projets lauréats de la saison 3 du Budget participatif. À vous maintenant de choisir le visuel de la fresque qui animera le mur mitoyen du nouveau square Irène Popard.
Le vote se tient du lundi 27 avril au 18 mai 2026.
Vous pouvez voter selon deux modalités : soit sur cette plateforme avec un vote en ligne, soit via un vote papier dans des urnes.
Découvrez les œuvres qui seront soumises au vote:
1 - Œuvre de Nadège d'Auvergne

Dans cette fresque en hommage à Irène Popard je souhaite évoquer le mouvement et la liberté corporelle à travers le choix de pas, de postures, rythmés comme une chorégraphie. Pour cela je me suis inspirée de sa méthode d’expression, entre gymnastique et danse, dont l’objectif était de libérer le corps et l’âme des femmes de son temps. En m’inspirant d’images témoignant de cette époque j’ai positionné sur toute la longueur du mur des silhouettes féminines donnant le tempo. Réparties à droite et à gauche elles convergent au centre où l’on découvre le visage d’Irène Popard, l’entourant comme pour le mettre en valeur. La gamme colorée s’étend de bleus-violets à des orangés, la dominante de mauve rappelant sa couleur emblématique qu’elle utilisait pour la confection de ses tenues. La réalisation se fera par successions de hachures colorées, au pinceau. Les traits seront assez gros pour m’adapter au mur très en relief et avec l’idée de me servir du grain. Qu’il participe à l’aspect vibrant que je veux donner. Je souhaiterais donner un aspect très « Peinture », où les traces de pinceaux donnent du mouvement à l’ensemble. À la manière d’un peintre impressionniste, chercher à rendre des effets de lumière par la couleur et de mouvement par la touche.
2 - Œuvre de Julia Forma

Certains murs racontent des histoires. Celui- ci célébrera des femmes qui ont osé prendre leur place. C’est le projet de Julia Forma, muraliste dont le travail place depuis plus de dix ans le corps de la femme au cœur de l’espace public, des rues des villes aux festivals de street art internationaux, en passant par les commandes institutionnelles de mairies et d’équipements culturels. Irène Popard a défendu une vision du mouvement comme outil d'émancipation. Pour elle, le geste dépassait la performance physique : il devenait un langage à part entière, une façon d’affirmer sa liberté et sa présence au monde dans une époque qui résistait aux femmes. Cette conviction résonne aujourd'hui avec une force particulière. Julia Forma porte cette même flamme sur les murs des villes. des silhouettes sans superflu, sans vêtements, sans perspectives, juste des corps et des postures qui expriment une force tranquille et une liberté assumée. Sa volonté profonde : replacer les femmes dans l’espace public, leur rendre ce territoire en leur permettant de le traverser non plus en s'effaçant, mais en dansant. Sur le gymnase du square Irène Popard, elle mettra en scène des figures féminines en mouvement, directement inspirées des gestes de la gymnastique rythmique, souples, puissantes et vivantes. Derrière ces corps, un fond aux grands aplats d’orange, de jaune, de rose et de kaki, rythmé par des formes en arches, rendra hommage à l’art déco, l’esthétique de l’époque d’Irène Popard. Des couleurs chaudes et lumineuses qui rayonnent et donnent envie de lever les yeux. Une œuvre joyeuse et engagée, pour toutes celles et tous ceux qui traverseront ce square chaque jour.
3 - Œuvre de Koye et Enora

Le projet de fresque de Koye et Énora rend hommage à l’héritage d’Irène Popard, figure majeure de l’éducation corporelle et artistique, engagée pour l’émancipation des femmes et l’accès de toutes et tous aux pratiques physiques, sportives et artistiques. L’œuvre propose une représentation féminine sensible et contemporaine, valorisant le corps comme espace de transmission, d’apprentissage et de liberté. Le personnage imaginé, sans être un portrait fidèle, s’inspire des traits de cette chorégraphe emblématique. La composition met en scène un corps féminin au repos, les yeux clos, dans une posture d’écoute et de concentration. Le geste de la main tendue évoque à la fois l’élan, l’ouverture et la mise en mouvement. Des lignes colorées et des silhouettes dansantes traversent la fresque, symbolisant la circulation de l’énergie, la diversité des parcours et la pluralité des pratiques corporelles — danse, gymnastique, sport et mouvement libre. Les fleurs, des anémones couronnées sont associées dans la symboliques florale, à la persévérance et à la sincérité. Les motifs floraux et la palette chromatique douce traduisent des notions de croissance, d’émancipation et de transformation. L’œuvre invite à porter un regard apaisé et inclusif sur le corps féminin, ainsi que sur le mouvement comme outil d’éducation, d’expression et de citoyenneté. La fresque se veut accessible, contemplative et fédératrice, en cohérence avec les valeurs du site. Pour ce projet, les artistes ont choisi de créer un visuel plus doux, apportant davantage de légèreté que dans leurs réalisations habituelles, avec un travail principalement en aplats et en lignes. La fresque intègre également de nombreux éléments symboliques qui pourront faire l’objet d’une médiation auprès du public. Les questions liées à l’accès à l’art, aux droits des femmes et à l’égalité femmes-hommes sont au cœur de la démarche des artistes. En tant qu’hommes, ils souhaitent s’engager sur ces enjeux sociétaux et contribuer, à travers leur pratique, à faire évoluer les regards et susciter la curiosité. Enfin, les couleurs ont été pensées pour s’intégrer harmonieusement à l’environnement : les lignes jaunes font écho au terrain de basket voisin, les teintes orangées aux grilles du bâtiment, le blanc du châle à leurs structures, et le vert aux arbres entourant le gymnase.
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